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Auteur : Lopticomaroc

Entretien exclusif avec Abdelhadi TOUATI JALLAB: réalités et défis du métier

Dans le cadre du concours « Opticien Marocain de l’Année », Abdelahdi TOUATI JALLAB( Spécialiste en santé visuelle ) a su conquérir à la fois le public et le jury, remportant le trophée de Communication & TV Lors d’un échange amical avec l’ opticien passionné, celui-ci nous a livré un aperçu sans filtre de l’évolution et des difficultés actuelles de la profession. Tout d’abord, cet opticien nous confie avoir été inspiré par un métier réglementé, ce qui lui a permis dès ses débuts de se structurer et de progresser dans un cadre clair. Il souligne l’importance d’avoir eu, au début de sa carrière, des contacts précieux avec la présidence de la FLEC (l’Association française des experts en lentilles de contact), ainsi qu’avec des experts canadiens. Ces échanges lui ont donné une vision plus large et plus experte de son métier. Cependant, il déplore aussi une souffrance de la profession liée au manque de régulation dans ce qu’il appelle le « chaînage » entre opticiens. En d’autres termes, l’absence de règles sur la manière dont les opticiens se succèdent ou collaborent crée un climat complexe. De plus, la multiplication des opticiens sur des plateformes comme TikTok, Instagram, YouTube ou Facebook a, selon lui, banalisé et quelque part dévalorisé le métier. Sans encadrement, on risque, dit-il, d’aboutir à un « arrêt cardiaque » du secteur, un peu comme ce qu’il observe en Tunisie d’après les témoignages de confrères tunisiens. Pour lui, il devient urgent de fédérer les différentes associations et de promouvoir une formation continue de qualité. Le secret professionnel se perd à travers les vidéos diffusées en ligne, et il insiste sur le fait qu’une vraie formation, spécifique et innovante, est nécessaire pour maintenir la qualité du métier. Enfin, il rappelle qu’au Maroc, l’un des grands défis reste l’adaptation personnalisée des verres progressifs, trop souvent standardisée au lieu de répondre aux besoins réels des patients. Innover, respecter le professionnalisme et ne pas courir uniquement après le gain rapide sont ses maîtres-mots pour l’avenir du secteur.

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Selon vous, quel est le principal point à améliorer sur les machines actuelles ?

☐ Précision du centrage et du taillage (50%) ☐ Vitesse d’exécution(6%) ☐ Robustesse et durée de vie(20%) ☐ Simplicité d’utilisation(7%) ☐ Maintenance & SAV(17%) ☐ Autre : (0%) 1) Précision du centrage et du taillage — 50% C’est le point d’amélioration numéro 1, et de loin.Cela montre que, malgré les progrès technologiques, les opticiens restent confrontés aux erreurs de centrage, aux écarts de taillage et aux ajustements manuels répétés. Interprétation : Commentaire : Les fabricants qui investiront dans une meilleure précision (capteurs, IA, recalibrage automatique) prendront une longueur d’avance sur le marché. 2) Robustesse & durée de vie — 20% Ce score important montre que les opticiens veulent des machines plus solides, qui vieillissent mieux. Interprétation : Commentaire : Un positionnement “machine durable, garantie renforcée” serait aujourd’hui très attractif. 3) Maintenance & SAV — 17% Un autre signal fort : la qualité du service après-vente est presque aussi importante que la robustesse. Interprétation : Commentaire : Un fabricant qui offrirait un SAV 24/48 h, un suivi en ligne ou une assistance vidéo gagnerait immédiatement en confiance. 4) Simplicité d’utilisation — 7% L’ergonomie est moins problématique aujourd’hui. Interprétation : 5) Vitesse d’exécution — 6% Surprenant, mais révélateur : la rapidité n’est pas la priorité. Interprétation : Le marché exprime clairement une chose :Les opticiens veulent des machines plus précises, plus robustes et mieux accompagnées. La rapidité, l’ergonomie ou d’autres fonctionnalités deviennent secondaires tant que la qualité du résultat n’est pas optimale.

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Youness El Karkri : l’ambition, la formation et le dynamisme au service de l’optique marocaine

Ambitieux, travailleur et passionné, il incarne la nouvelle génération d’opticiens qui misent sur la formation continue et l’énergie pour aller toujours plus loin. Younes EL KARKRI a partagé avec Lopticomaroc ses points de vue sur le secteur de l’optique et sur ses expériences. 1. Montrez votre vision et votre expérience Après un excellent parcours scolaire jusqu’au baccalauréat, j’ai poursuivi mes études supérieures à la Faculté des Sciences et Techniques de Tanger. Par la suite, j’ai choisi d’intégrer une école d’optique à Rabat, où j’ai découvert que ce métier est avant tout une mission humaine avant d’être une activité commerciale. Ma priorité a toujours été la santé visuelle de l’individu avant toute autre considération.Cette vision m’a valu d’être distingué lors du concours L’Opticien de l’Année 2025, une reconnaissance qui accompagne l’obtention de mon premier diplôme. ➡️ 2. Qui vous a le plus inspiré dans le métier d’opticien ? J’ai eu l’honneur d’être inspiré par Monsieur Abdellatif Raouak, une figure de référence dans ce noble métier.Ses visions innovantes, son engagement et son approche humaine de l’optique ont profondément influencé ma manière de voir ce domaine et m’encouragent à contribuer, à mon tour, au développement et à l’encadrement de la profession. ➡️ 3. Quel conseil donneriez-vous à un jeune opticien qui débute ? Mon conseil principal : ne jamais arrêter d’apprendre.Un opticien débutant doit investir dans une formation continue, non seulement sur l’aspect technique, mais aussi sur le côté commercial, essentiel dans notre carrière.Comme notre travail repose sur l’achat et la vente, il est indispensable de maîtriser de nouveaux outils : réseaux sociaux, création de contenu, communication digitale, etc.Mes études en informatique m’aident énormément à rester précis et à utiliser ces outils pour développer ma pratique. ➡️ 4. Une situation difficile que vous avez dû surmonter Dans ce métier, j’ai traversé de nombreuses difficultés, mais la plus marquante reste le manque de partage d’information.Beaucoup de professionnels hésitent à transmettre leurs connaissances, surtout aux débutants.J’ai dû surmonter de nombreux obstacles pour accéder à des informations précieuses, et cela m’a poussé à vouloir contribuer à une optique plus ouverte, plus solidaire et plus formatrice. ➡️ 5. Comment imaginez-vous l’avenir de l’optique au Maroc ? Je vois un avenir prometteur pour l’optique au Maroc, à condition d’apporter quelques ajustements pour mieux organiser le secteur.Il est essentiel de renforcer les efforts visant à réduire le désordre et à protéger notre profession contre les pratiques parasitaires.Avec des règles plus claires et un meilleur encadrement, l’optique marocaine peut atteindre un niveau très élevé. ➡️ 6. Partagez une idée pour innover dans le domaine Puisque j’ai personnellement souffert du manque de transmission du savoir, je propose une véritable réforme :👉 que les écoles d’optique collaborent avec les opticiens du terrain pour offrir aux nouveaux diplômés une séance d’entraînement pratique obligatoire, leur permettant de découvrir la réalité du métier.Cela garantirait une formation plus complète, plus professionnelle et plus utile pour tous, tout en favorisant l’innovation et l’esprit de service.

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Selon vous, quel impact l’IA aura-t-elle sur le métier d’opticien dans les 5 prochaines années ?

Amélioration du diagnostic et des contrôles de vue (20%) 2️⃣ Automatisation des tâches techniques (taillage, centrage, gestion SAV…)(08%) 3️⃣ Optimisation du conseil et de l’expérience client(35%) 4️⃣ Forte réduction du temps de fabrication des lunettes(5%) 5️⃣ Peu impact réel sur le métier(2%) 6️⃣ L’IA risque de remplacer une partie des compétences humaines(30%) 7️⃣ Autre (0%) Amélioration du diagnostic & contrôles de vue (20%) – Vision technico-médicale réaliste Un répondant sur cinq anticipe une IA performante dans : 👉 Interprétation :Cela montre que les professionnels reconnaissent les avantages médicaux et techniques, mais savent que le diagnostic final restera humain. Automatisation des tâches techniques (8%) – Sous-estimée ou déjà intégrée Faible score mais significatif : 👉 Interprétation :Cela peut traduire que ces tâches sont déjà partiellement automatisées : l’IA ne serait donc qu’une continuité technologique perçue comme normale. Réduction du temps de fabrication (5%) – Impact jugé limité Faible attente sur ce point : 👉 Interprétation :La rapidité dépend davantage de l’organisation que de l’IA seule. Peu d’impact réel (2%) – Quasi inexistence du scepticisme Très peu de professionnels pensent que l’IA n’aura pas d’impact. 👉 Interprétation :Il y a une prise de conscience collective claire : l’IA va transformer le métier. 📌 Interprétation stratégique Le sondage révèle 3 messages clés : 1. L’IA sera perçue comme un outil d’amélioration plus que comme une menace totale Même si 30% craignent un remplacement, la majorité voit une évolution utile. 2. Le métier d’opticien évoluera vers : 3. Besoin urgent d’accompagnement Les opticiens attendent implicitement : 🔮 Projection dans 5 ans Selon ce sondage, le futur opticien sera :✅ Conseiller expert + technologie✅ Maître de l’expérience client✅ Interprète des données IA❌ Moins exécutant mécanique❌ Moins purement technique ✅ Conclusion synthèse Le sondage montre que l’IA ne supprimera pas le métier d’opticien, mais le transformera profondément. Elle deviendra un coéquipier technologique au service de : L’opticien de demain sera moins exécutant, plus stratège, plus conseiller, plus humain.

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À votre avis, quel est le principal défi pour les porteurs à forte correction ?

1️⃣ L’esthétique – 55 % C’est de loin le principal défi.Les porteurs à forte myopie ou hypermétropie sont très sensibles à l’épaisseur visible du verre, à l’effet « yeux petits » (myopes) ou « yeux grossis » (hypermétropes).➡️ Enjeu majeur : proposer des solutions esthétiques (indices élevés, designs asphériques, montures adaptées). 2️⃣ Le coût du verre – 20 % Un cinquième des opticiens pensent que le prix reste un frein important.Les verres haut indice, amincis ou personnalisés sont plus chers, ce qui peut limiter l’accès à des solutions optimales.➡️ Enjeu : expliquer la valeur ajoutée vs. prix (confort, esthétique, performance). 3️⃣ Le poids et le confort – 17 % Même si les indices élevés réduisent l’épaisseur, certains porteurs ressentent un poids important, surtout en verres positifs ou en montures larges.➡️ Enjeu : choisir monture adaptée, matériaux légers, indices 1.67/1.74, traitements qualitatifs. 4️⃣ L’adaptation visuelle – 4 % Très faible : ce résultat montre que la plupart des porteurs s’adaptent bien, malgré une forte correction.➡️ Conclusion : les progrès en design optique ont diminué les soucis d’adaptation. 5️⃣ Autres – 2 % Quelques cas particuliers : reflets aberrations en périphérie sensations d’image déformée contraintes professionnelles spécifiques 🧠 Interprétation globale Les opticiens considèrent clairement que le regard des autres et l’esthétique sont le plus grand frein pour les porteurs à forte correction. 👉 Donc le vrai défi n’est pas technique mais psychologique et esthétique. Le métier d’opticien doit donc apporter : du conseil esthétique, des solutions amincies, des montures adaptées, une pédagogie simple pour justifier le prix. 📌 Commentaire final

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Quel est le critère le plus important pour juger un verre progressif ?

Quel est le critère le plus important pour juger un verre progressif ? Lorsqu’il s’agit d’évaluer la qualité d’un verre progressif, plusieurs critères entrent en jeu : largeur du champ de vision, précision du centrage, technologie de conception, confort visuel, qualité des traitements, rapport qualité-prix… Mais s’il fallait en retenir un seul, le plus déterminant reste la facilité d’adaptation du porteur. 🎯 La facilité d’adaptation : le véritable indicateur de performance Un verre progressif doit avant tout permettre une transition fluide entre les différentes zones de vision – de loin, intermédiaire et de près – sans provoquer de gêne ni d’effort visuel.Cette adaptation dépend d’un ensemble de facteurs : Un porteur qui s’adapte rapidement, sans ressentir de déséquilibre ni de flou, est le signe que le verre est bien conçu, bien centré et bien choisi. ⚙️ Les autres critères à ne pas négliger Bien que la facilité d’adaptation soit le cœur de l’évaluation, d’autres éléments contribuent à l’expérience visuelle : 📊 Pondération des critères selon les opticiens D’après une analyse menée auprès de professionnels, les critères de jugement d’un verre progressif se répartissent ainsi : Critère Pondération Facilité d’adaptation du porteur 30 % Précision de centrage et personnalisation 20 % Largeur du champ de vision 15 % Technologie de conception 10 % Confort en vision de près et intermédiaire 10 % Qualité des traitements 5 % Prix / rapport qualité-prix 5 % Image de marque du fabricant 5 % 👁️ En conclusion Un bon verre progressif ne se résume pas à une marque ou à une technologie.Il se mesure à la satisfaction du porteur dès les premiers jours, à son confort visuel durable, et à l’absence de contrainte d’adaptation.C’est là que se joue la vraie différence entre un verre standard et un verre de haute performance.

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Entretien avec la Présidente de l’Association Marocaine de la Vision Solidaire (AMVS): Mme Ilham FARAH

7-Quels partenariats avez-vous développés avec les institutions, écoles ou acteurs du secteur de l’optique ? L’AMVS a développé plusieurs partenariats stratégiques avec différents acteurs du secteur de l’optique. Nous collaborons avec des institutions publiques et privées afin de coordonner des campagnes de prévention et d’améliorer l’accès aux soins visuels. Nous travaillons également avec des écoles et centres de formation en optique pour proposer des formations et ateliers pratiques destinés aux professionnels et aux étudiants. Enfin, nous entretenons des partenariats avec des laboratoires, fabricants et distributeurs d’équipements optiques afin de faciliter l’accès à du matériel de qualité lors de nos actions solidaires. Nous sommes fiers de l’ensemble des projets réalisés depuis la création de notre association. Chaque initiative a une importance particulière, car chacune contribue à améliorer la santé visuelle de la population et à valoriser la profession d’opticien. C’est la somme de ces actions, grandes ou petites, qui fait la force et la fierté de l’AMVS. Les opticiens marocains font face à plusieurs défis majeurs qui freinent le développement du secteur. Parmi eux figure d’abord la concurrence déloyale, due à la présence d’acteurs informels et non autorisés qui proposent des produits d’entrée de gamme souvent de qualité insuffisante. S’ajoutent à cela un cadre réglementaire encore flou, des conflits de compétences entre les différents intervenants de la santé visuelle et le risque de monopole de certaines structures au détriment des opticiens indépendants. Le marché reste fragile, notamment en raison de la faible reconnaissance du rôle de l’opticien, tandis que l’accès aux soins oculaires demeure difficile pour une partie de la population, en particulier dans les zones rurales. 10- Et sur le plan législatif?, Nous informons régulièrement nos membres des nouvelles réglementations et des évolutions juridiques qui concernent notre profession. Nous organisons aussi des rencontres et des sessions d’échanges avec les autorités compétentes afin de défendre les intérêts des opticiens et de faire entendre leur voix. Face à la concurrence, nous encourageons la solidarité et la coopération entre les membres plutôt que la rivalité. Nous les aidons à renforcer leur position sur le marché à travers des conseils en gestion, des partenariats, et la mise en valeur du savoir-faire opticien. Nous sensibilisons aussi à l’éthique professionnelle et à la qualité du service rendu aux patients.En matière de formation, nous proposons régulièrement des formations continues et des ateliers pratiques en collaboration avec des ophtalmologues et des experts du secteur. L’objectif est de permettre à chaque opticien de rester à jour face aux avancées technologiques et scientifiques, tout en améliorant ses compétences.En résumé, l’association agit comme un véritable pilier de soutien et de développement pour l’ensemble des opticiens, en les accompagnant dans tous les aspects de leur activité professionnelle. Suite aux défis cités précédemment auxquels le secteur de l’optique est confronté, la population a peu à peu perdu confiance en la profession d’opticien. C’est pourquoi il me semble essentiel de mettre en valeur son rôle, car l’opticien constitue un maillon indispensable de la chaîne de la santé visuelle.Son rôle consiste non seulement à proposer et délivrer la prescription optique la plus adaptée aux besoins du patient, mais aussi à le sensibiliser à la prévention des troubles visuels. Toutefois, les limites de son champ d’intervention doivent être clairement respectées : il est de notre devoir d’adresser le patient à l’ophtalmologue dès qu’un problème visuel sérieux est suspecté.D’où l’importance d’une formation solide et continue des opticiens, afin qu’ils puissent reconnaître précocement les troubles visuels, orienter le patient de manière appropriée et assurer une prise en charge complémentaire et coordonnée avec les autres professionnels de la santé visuelle.– Nos priorités sont :– La prévention et la promotion de la santé visuelle à travers des actions de dépistage et de sensibilisation.– Assurer la formation continue et la valorisation du métier d’opticien– L’organisation de caravanes médicales afin de faciliter l’accès aux soins et aux équipements pour les populations défavorisées.– Rôle essentiel de représentation et de plaidoyer, en défendant les intérêts de la profession et en participant à l’amélioration des politiques de santé oculaire. Sans une restructuration en profondeur du secteur de l’optique, je crains que la profession ne stagne, voire ne régresse. Or, cela serait préjudiciable non seulement aux opticiens eux-mêmes, mais aussi à l’ensemble de la chaîne de la santé visuelle, et, en définitive, aux patients.L’avenir de la profession dépend donc de la mise en place d’un cadre réglementaire clair, de la valorisation du rôle de l’opticien dans le parcours de soins, et du renforcement de la formation continue. Si ces conditions sont réunies, je suis convaincue que l’optique au Maroc pourra évoluer vers une pratique plus responsable, moderne et intégrée au système de santé. Je souhaite dire aux jeunes opticiens et aux futures générations de ne pas courir après le gain rapide et facile, mais de bâtir leur carrière sur des bases solides, avec patience, rigueur et passion.Il est essentiel de rester fidèle aux valeurs de la profession, de ne pas céder à l’informel, même s’il semble plus rentable à court terme. C’est en suivant la voie de l’éthique, de la qualité et du professionnalisme que nous pourrons redonner à notre métier toute sa crédibilité et sa noblesse.

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Portrait d’une opticienne engagée : éclairer les regards et toucher les cœurs

Dans le cadre du concours « Opticien Marocain de l’Année », THOUMI IBTISSAM, fondatrice d’Alnavision, s’est distinguée par son parcours exemplaire, sa passion et son engagement envers la profession.Figure inspirante du secteur, elle a su conquérir à la fois le public et le jury, remportant deux trophées prestigieux : le Prix du Public et le Prix de l’Excellence.À travers son témoignage, elle partage un parcours de persévérance et de vocation, une vision humaine et rigoureuse de l’optique, et un message fort destiné aux jeunes générations d’opticien THOUMI IBTISSAM – Fondatrice d’Alnavision « Éclairer les regards et toucher les cœurs » Q : Comment votre parcours vous a-t-il conduite vers l’optique ?Après mon baccalauréat scientifique, j’étais inscrite à une université au Québec, prête à vivre une nouvelle aventure. Mais ma famille, inquiète de me voir partir seule, a préféré que je reste. Ce choix a été décisif : il m’a poussée à chercher un métier à la fois scientifique, humain et concret.C’est ainsi que j’ai découvert l’optique, un domaine qui allie rigueur, précision et bienveillance. Q : Quelle a été votre principale source d’inspiration au début de votre carrière ?Mon inspiration vient d’une opticienne rencontrée à mes débuts. Elle m’a montré qu’on pouvait exercer ce métier avec professionnalisme, tout en gardant une grande indépendance et un profond respect pour les patients. Q : Vous avez mis votre carrière en pause à un moment donné. Comment avez-vous vécu cette période ?Après mon diplôme, j’ai mis ma carrière de côté pour élever mes enfants. Ces années loin du métier m’ont appris la patience et la persévérance. Lorsque j’ai voulu reprendre, j’ai rencontré des contraintes et peu de personnes étaient prêtes à m’aider. Mais je me suis battue, convaincue que quand on veut, on peut. Q : Comment avez-vous réussi à relancer votre carrière ?J’ai suivi des formations en ligne, participé à des stages, et j’ai fini par ouvrir mon propre magasin. Aujourd’hui, je n’hésite jamais à aider, surtout les jeunes opticiennes ou mamans qui croient qu’elles n’ont plus leur place dans ce métier.L’optique offre la flexibilité et la liberté de reprendre à tout moment — c’est ce qui rend ce métier si unique. Q : Y a-t-il une expérience qui vous a particulièrement marquée ?Oui. Une petite fille de ma famille, âgée de 4 ans et déjà porteuse de lunettes, présentait un problème à l’œil que personne n’avait détecté correctement. Quelques années plus tard, un glaucome sévère a été diagnostiqué. Cette situation m’a appris à écouter mon intuition et à ne jamais négliger le moindre signe. Q : Quelle est votre vision du métier d’opticien ?Je crois profondément que l’optique est un métier noble, même si certains en oublient parfois la valeur.Mon conseil aux jeunes opticiens : travaillez avec le cœur, soyez curieux, honnêtes et à l’écoute.Pour l’avenir, je rêve d’un Club des Opticiens du Maroc — un espace d’échanges, de conférences et de soutien pour unir nos forces, lutter contre l’informel et accompagner les étudiants.Ensemble, nous pouvons redonner toute sa chaleur et sa valeur à notre belle profession. ✨ Éclairer les regards et toucher les cœurs, voilà ma vision de l’optique.

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Selon vous, quelle est la qualité ou la compétence la plus importante pour être un bon opticien ?

Selon vous, quelle est la qualité ou la compétence la plus importante pour être un bon opticien ? Compétence ou qualité Pourcentage 🧠 La maîtrise technique des verres et montures 35 % 👂 Le sens de l’écoute et du conseil client 30 % 🎯 La précision et la rigueur dans le travail 30 % ❤️ La passion pour la vision et l’esthétique 5 % Analyse Les résultats mettent clairement en avant la dimension technique du métier d’opticien : plus d’un tiers des répondants considèrent la maîtrise des verres et montures comme la compétence la plus déterminante.Cela traduit une perception du métier avant tout fondée sur la technologie, la connaissance produit et la précision de l’adaptation optique, c’est-à-dire sur le cœur scientifique et technique du métier. En parallèle, 60 % des réponses (écoute + rigueur) concernent des qualités humaines et professionnelles plutôt que purement techniques. Cela confirme que le bon opticien est perçu non seulement comme un technicien compétent, mais aussi comme un professionnel à l’écoute, attentif et méthodique. 💬 Interprétation Cette répartition équilibrée révèle une évolution du profil idéal de l’opticien moderne :le métier ne se limite plus à la simple manipulation des verres ou au montage des lunettes, mais s’inscrit dans une démarche globale de relation client et de service personnalisé.L’opticien est aujourd’hui à la fois technicien de santé, conseiller en vision, et ambassadeur d’une expérience esthétique et humaine. Le faible score (5 %) accordé à la “passion pour la vision et l’esthétique” ne signifie pas qu’elle est négligée, mais qu’elle est sous-entendue — une qualité de fond plutôt qu’une compétence évaluée. Les professionnels interrogés semblent privilégier les aspects mesurables et opérationnels du métier. 🧠 Commentaire Ce sondage met en lumière un équilibre intéressant entre science, précision et relation humaine.Il rappelle que pour être un opticien complet, il ne suffit pas de maîtriser la technique : il faut savoir écouter, conseiller, analyser les besoins, et accompagner chaque client avec empathie et rigueur. En résumé : Le bon opticien est à la fois technicien, psychologue et artisan du regard.C’est cette combinaison unique de savoir-faire et de savoir-être qui fait la différence entre un vendeur de lunettes et un véritable professionnel de la vision.

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Mme ANNANE Widyane: Vision et Engagement dans le métier d’Opticien au Maroc

Lauréate du concours « L’Opticien Marocain de l’Année », Madame ANNANE Widyane incarne l’excellence, la passion et l’engagement qui font la force de la profession d’opticien au Maroc.À travers son parcours inspirant, elle illustre parfaitement la nouvelle génération d’opticiens marocains : compétents, innovants et profondément attachés aux valeurs humaines de leur métier.Son approche allie expertise technique, sens du service et volonté constante d’apprendre et de partager.Dans cet entretien, Mme ANNANE Widyane nous livre sa vision du métier, les sources de son inspiration, ainsi que ses espoirs pour l’avenir de l’optique au Maroc. 1. Quelle est votre vision du métier d’opticien et comment décririez-vous votre expérience ?Pour moi, l’optique est un métier profondément humain. Nous ne travaillons pas seulement sur la vision, mais aussi sur le regard — ce lien essentiel entre la santé, l’esthétique et la confiance en soi.Être opticien, c’est savoir écouter, comprendre et accompagner.Au fil des années, j’ai appris que chaque patient est unique et qu’il faut savoir conjuguer compétence, écoute et sensibilité. Mon expérience m’a également montré l’importance de la rigueur, de la formation continue et du sens du service dans l’exercice quotidien de notre profession. 2. Qui vous a le plus inspirée dans votre parcours professionnel ?Je suis profondément inspirée par les opticiens passionnés que je rencontre partout au Maroc : des professionnels dévoués, discrets mais animés d’une immense vocation de service.J’ai aussi été marquée par mes enseignants et formateurs, qui ont su transmettre non seulement un savoir technique, mais aussi une éthique de travail, une exigence et un véritable amour du métier. Leur exemple m’a appris que la vraie réussite se construit dans la constance, le respect du patient et la solidarité entre confrères. 3. Comment imaginez-vous l’avenir de l’optique au Maroc ?Je vois l’avenir de l’optique au Maroc avec beaucoup d’optimisme. Le secteur est en pleine mutation : la digitalisation, les visioconférences et la formation continue ouvrent des horizons passionnants.Mais cet avenir doit rester fondé sur la qualité, la compétence et l’éthique professionnelle.Je crois profondément que le Maroc a tout pour devenir une référence régionale en matière d’optique moderne, à condition de renforcer la collaboration entre opticiens, ophtalmologues et institutions de santé.L’Union Professionnelle des Opticiens (UPO) œuvre justement dans ce sens : faire évoluer le cadre, former les nouvelles générations et défendre la dignité de notre profession. 4. Quel conseil donneriez-vous à un jeune opticien qui débute ?Je lui dirais : sois curieux, passionné et persévérant !Ne cherche pas à aller vite, mais à aller bien. Le métier d’opticien est un équilibre entre savoir technique, sens clinique et relation humaine.La clé, c’est la formation continue : ne jamais cesser d’apprendre. Et surtout, travailler avec le cœur. Parce que lorsqu’on met de la passion dans son métier, la réussite suit naturellement. 5. Pouvez-vous partager une situation difficile que vous avez su surmonter et qui vous a marquée ?Je me souviens d’une période particulièrement stressante lors de l’organisation d’une caravane médicale et humanitaire : il nous manquait une grande partie de montures.Presque au dernier moment, un fournisseur m’a spontanément proposé de tout prendre en charge. Ce geste inattendu m’a profondément touchée.Il m’a rappelé que lorsque l’intention est sincère et tournée vers le bien, la providence finit toujours par ouvrir le chemin. 6. Quelle idée d’innovation aimeriez-vous partager pour faire évoluer le domaine de l’optique au Maroc ?Je rêve d’un écosystème marocain de l’optique connecté et collaboratif, où les opticiens, les écoles, les ophtalmologues, les orthoptistes et les institutions travaillent main dans la main.Concrètement, cela pourrait se traduire par la création d’une plateforme nationale de données visuelles pour mieux suivre la santé oculaire des enfants, des seniors et des populations à risque.Mais l’innovation passe aussi par la formation et la sensibilisation : créer des programmes pédagogiques modernes, accessibles et interactifs, pour préparer les opticiens de demain aux défis technologiques et humains du métier.

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