Analyse des résultats du sondage
À la question « Dans votre pratique, avez-vous déjà réalisé des progressifs pour des enfants ? », les opticiens participants ont répondu :
- A. Strabisme accommodatif : 9,1 %
- B. Troubles accommodatifs : 0 %
- C. Autres indications : 31,8 %
- D. Je n’en rencontre pratiquement jamais : 59,1 %
Total : 22 réponses.
🔎 1. Une pratique peu fréquente
Le résultat le plus marquant est que 59,1 % des répondants déclarent ne pratiquement jamais rencontrer de demandes de verres progressifs pour les enfants.
Ce chiffre suggère que cette solution reste peu présente dans la pratique quotidienne de la majorité des participants.
Plusieurs explications sont possibles : la rareté de certaines indications, le manque d’informations sur les possibilités offertes par les verres multifocaux chez l’enfant ou encore la préférence pour d’autres solutions optiques.
Il faut toutefois préciser que ce résultat concerne les répondants au sondage et ne représente pas nécessairement l’ensemble des opticiens marocains.
👓 2. Des indications particulières à connaître
Près d’un tiers des participants (31,8 %) déclarent avoir réalisé des progressifs pour d’autres indications.
Par ailleurs, 9,1 % citent le strabisme accommodatif, tandis qu’aucun participant ne mentionne spécifiquement les troubles accommodatifs.
Ces résultats montrent que certains professionnels ont déjà été confrontés à des situations nécessitant une prise en charge optique particulière chez l’enfant.
Sur le plan clinique, les verres progressifs ou à addition peuvent notamment être prescrits dans certaines formes de strabisme accommodatif et dans des troubles de la vision binoculaire ou de l’accommodation. Le choix dépend toutefois du diagnostic ophtalmologique ou orthoptique, de l’âge de l’enfant et de ses besoins visuels.
Il ne s’agit donc pas d’une solution systématique, mais d’un équipement qui peut être pertinent dans des indications bien précises.
🎯 3. Un domaine à approfondir dans la formation des opticiens
Ces résultats soulèvent une question intéressante : les progressifs pour enfants sont-ils réellement rares dans notre pratique, ou sommes-nous insuffisamment sensibilisés à leurs indications ?
La connaissance des particularités de la vision de l’enfant, de l’accommodation et de la vision binoculaire constitue un véritable enjeu de formation.
L’opticien doit savoir reconnaître les situations dans lesquelles un équipement spécifique peut être envisagé, tout en respectant la prescription et en travaillant en collaboration avec l’ophtalmologiste et l’orthoptiste.
💬 Conclusion
Ce sondage révèle surtout une faible fréquence déclarée de cette pratique chez les participants. Il invite à mieux faire connaître les indications pédiatriques des verres multifocaux, sans pour autant encourager leur prescription systématique.
Et vous, pensez-vous que les verres progressifs chez l’enfant sont encore trop méconnus des opticiens, ou s’agit-il simplement d’une solution réservée à des indications très spécifiques ?








